3Son fils partit; à son retour, il lui annonça qu'un des enfants d'Israël, qu'on avait assassiné, gisait dans la rue. A l'instant, Tobie se leva de table et, laissant là le repas sans avoir rien mangé, arriva au cadavre,
8Tous ses voisins le blâmaient en disant: " On a déjà ordonné de te faire mourir pour ce sujet, et à peine as-tu échappé à cet arrêt de mort, que tu recommences à donner aux morts la sépulture! "
9Mais Tobie, craignant plus Dieu que le roi, enlevait les corps de ceux qui avaient été tués, les cachait dans sa maison et les inhumait pendant la nuit.
« Mais de quelle charité le juste Tobit n’avait-il pas fait preuve, sans aucune arrière-pensée de profit et malgré les reproches de sa femme et les dangers qui menaçaient sa vie ! »
Allusion précise à Tobit ensevelissant les morts au péril de sa vie et aux reproches d’Anna son épouse.
Maria Valtorta — Cahiers 1943 — 30 août 1943
« soit la même que celle du vieux Tobie. Tu leur diras, comme à toi-même: ‘Nous sommes enfants de saints et nous attendons cette vie que Dieu donne à ceux qui ne perdent jamais leur foi en lui’. »
Citation quasi littérale de la réponse de Tobie à ses amis, avec mention explicite du « vieux Tobie » ; ce verset n'existe que dans le texte latin (Tb 2, 18 Vulgate), absent de la numérotation grecque suivie par l'AELF. [Tb 2, 18 Vulgate ; ce verset (« enfants des saints ») est propre au texte latin et n'existe pas dans la numérotation grecque suivie par notre Crampon (14 versets) — référence ramenée au chapitre]
Maria Valtorta — Azarias — 17 mars 1946
« tu montres que tu es comme le vieux Tobie, “de la lignée des saints”, une âme qui “attend cette vie que Dieu donnera à ceux qui ne perdent jamais leur foi dans le Seigneur »
Citation de la reponse de Tobie a sa femme : « nous sommes fils des saints et nous attendons cette vie que Dieu donnera » (Vulgate) (Tb 2, 18 Vulgate, verset absent du texte grec/Crampon : chapitre seul).
11Pendant qu'il dormait, il tomba d'un nid d'hirondelles de la fiente chaude sur ses yeux, et il devint aveugle.
13Car, ayant toujours craint Dieu dès son enfance et observé ses commandements, il ne s'attrista pas contre Dieu de ce que le malheur de la cécité l'avait atteint.
14Mais il resta inébranlable dans la crainte de Dieu, lui rendant grâces tous les jours de sa vie. De même que les chefs de tribu insultaient au bienheureux Job, ainsi les parents et les amis de Tobie raillaient sa conduite, en disant: " Qu'est devenue ton espérance, pour laquelle tu faisais des aumônes et donnais la sépulture aux morts? " Tobie les reprenait en disant: " Ne parlez pas ainsi; car nous sommes enfants des saints, et nous attendons cette vie que Dieu doit donner à ceux qui ne lui retirent jamais leur fidélité. " Anne, sa femme, allait tous les jours tisser de la toile et, par le travail de ses mains, elle rapportait, pour leur entretien, ce qu'elle pouvait gagner. Il arriva ainsi qu'ayant reçu un chevreau, elle l'apporta à la maison. Son mari, ayant entendu le bêlement du chevreau dit: " Voyez si ce chevreau n'aurait pas été dérobé, et rendez-le à son maître, car il ne nous est pas permis de rien manger qui provienne d'un vol, ni même d'y toucher. " Alors sa femme répondit avec colère: " Il est manifeste que ton espérance est devenue vaine; voilà ce que t'ont rapporté tes aumônes! " C'est par ces discours et d'autres semblables qu'elle l'injuriait.