Maria Valtorta — EMV 291.5
« Petit Marziam, tes pleurs m’ont enlevé ma soif. Ton amour m’a tenu compagnie au tombeau. »
Allusion à la soif de Jésus en croix, ici apaisée par l'amour du disciple.
L'œuvre de Maria Valtorta × La Sainte Bible (Crampon 1923)
Concordance Valtorta & Écriture
Chaque passage de l'œuvre de Maria Valtorta relié à l'Écriture qu'il cite, reprend ou évoque — l'extrait exact en regard du verset.
Crampon 1923
487 passages de Maria Valtorta renvoient à ce chapitre, sur 42 de ses 42 versets — 100,0 %. 128 autres l'atteignent par un parallèle synoptique, ce qui porte la couverture à 100,0 %.
1Alors Pilate prit Jésus et le fit flageller.
2Et les soldats ayant tressé une couronne d'épines, la mirent sur sa tête, et le revêtirent d'un manteau de pourpre;
3puis, s'approchant de lui, ils disaient: " Salut, roi des Juifs! " et ils le souffletaient.
4Pilate sortit encore une fois et dit aux Juifs: " Voici que je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. "
5Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau d'écarlate; et Pilate leur dit: " Voici l'homme. "
6Lorsque les Princes des prêtres et les satellites le virent, ils s'écrièrent: " Crucifie-le! crucifie-le! " Pilate leur dit: " Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car, pour moi, je ne trouve aucun crime en lui. "
7Les Juifs lui répondirent: " Nous avons une loi, et, d'après notre loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu. "
8Ayant entendu ces paroles, Pilate fut encore plus effrayé.
9Et rentrant dans le prétoire, il dit à Jésus: " D'où es-tu? " Mais Jésus ne lui fit aucune réponse.
10Pilate lui dit: " C'est à moi que tu ne parles pas? Ignores-tu que j'ai le pouvoir de te délivrer et le pouvoir de te crucifier? "
11Jésus répondit: " Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait pas été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui m'a livré à toi a un plus grand péché. "
12Dès ce moment, Pilate cherchait à le délivrer. Mais les Juifs criaient disant: " Si tu le délivres, tu n'es point ami de César; quiconque se fait roi, se déclare contre César. "
13Pilate, ayant entendu ces paroles, fit conduire Jésus dehors, et il s'assit sur son tribunal, au lieu appelé Lithostrotos, et en hébreu Gabbatha.
14— C'était la Préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. — Pilate dit aux Juifs: " Voici votre roi. "
15Mais ils se mirent à crier: " Qu'il meure! Qu'il meure! Crucifie-le. " Pilate leur dit: " Crucifierai-je votre roi? " les Princes des prêtres répondirent: " Nous n'avons de roi que César. "
16Alors il le leur livra pour être crucifié. Et ils prirent Jésus et l'emmenèrent.
17Jésus, portant sa croix, arriva hors de la ville au lieu nommé Calvaire, en Hébreu Golgotha;
18c'est là qu'ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu.
19Pilate fit aussi une inscription, et la fit mettre au haut de la croix; elle portait ces mots: " Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. "
20Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, car le lieu où Jésus avait été crucifié était près de la ville, et l'inscription était en hébreu, en grec et en latin.
21Or, les princes des prêtres des Juifs dirent à Pilate: " Ne mets pas: Le roi des Juifs; mais que lui-même a dit: Je suis le roi des Juifs. "
22Pilate répondit: " Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. "
23Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une pour chacun d'eux. Ils prirent aussi sa tunique: c'était une tunique sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas.
24Ils se dirent donc entre eux: " Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera ": afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture: " Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré ma robe au sort. " C'est ce que firent les soldats.
25Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie-Madeleine.
26Jésus, ayant vu sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: " Femme, voilà votre fils. "
27Ensuite il dit au disciple: " Voilà votre mère. " Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
28Après cela, Jésus sachant que tout était maintenant consommé, afin que l'Écriture s'accomplît, dit: " J'ai soif. "
Maria Valtorta — EMV 291.5
« Petit Marziam, tes pleurs m’ont enlevé ma soif. Ton amour m’a tenu compagnie au tombeau. »
Allusion à la soif de Jésus en croix, ici apaisée par l'amour du disciple.
Maria Valtorta — EMV 382.7
« à cause de la soif, quand tu auras l’air d’un “ lépreux qui se couvre le visage ”, fais que je reconnaisse en toi le Roi des rois »
Annonce de la soif du Crucifié, à laquelle Jean rattache l'accomplissement de l'Écriture.
Maria Valtorta — EMV 398.6
« Quand je serai élevé et que j’aurai soif et faim, je penserai avec regret à cette heure, à cette nourriture, à vous qui maintenant êtes avec moi »
Maria Valtorta — EMV 452.4
« Un jour viendra où je n’aurai plus rien de cela… et je n’aurai pas même l’eau de l’amour pour procurer quelque rafraîchissement à l’Assoiffé… »
Annonce voilée du « J’ai soif » de la croix, l’Assoiffé étant Jésus crucifié.
Maria Valtorta — EMV 520.11
« J’ai soif d’amour… et trop de cœurs sont des sources taries, desquelles il est inutile de m’approcher… Mais allons… »
Anticipation de la parole de la croix « J’ai soif », entendue ici de la soif d’amour.
Maria Valtorta — EMV 609.20
« Et de cette lumière qui n’est pas de la lumière arrive la voix plaintive de Jésus : « J’ai soif ! » »
Maria Valtorta — EMV 613.8
« Venons-en à la soif. Quelle torture ! Pourtant, tu l’as vu : pendant toutes ces heures, personne, dans cette foule, n’a su me donner une goutte d’eau. »
Maria Valtorta — EMV 627.14
« Qui a pensé à me donner une goutte pour ma gorge en feu ? Une main d’Israël ? Non. La pitié d’un païen. »
La soif en croix et la boisson tendue par le soldat païen.
Maria Valtorta — EMV 631.4
« Il a dit… il a dit, vous le rappelez-vous ? qu’il mourait de soif ! Ah ! Maintenant je comprends ! Je n’avais pas saisi la portée de ces paroles ! Il mourait de soif ! »
Maria Valtorta — EMV 631.10
« Mais je ne vous ai pas vus lorsqu’on a descendu l’Homme tué. Il n’y avait que celui-là. Il n’y a pas eu d’eau pour le Seigneur, m’ont dit ceux qui étaient sur la colline. »
Le berger renvoie à la soif de Jésus en croix, à qui nul ne donna d’eau.
Maria Valtorta — EMV 652.7
« Ne me repoussez pas. J’ai soif de me donner à vous, parce que je vous aime. C’est ma soif inextinguible »
Reprise du « J’ai soif » de la croix, entendu comme soif de se donner et de sauver.
Maria Valtorta — Cahiers 1943 — 6 juillet 1943
« Elle voyait que la chair du Fils ne souffrait plus, elle savait que l’horreur du déicide matériel était terminée. »
Commentaire de la scène de Marie au pied de la croix au moment de la mort de Jésus.
Maria Valtorta — Cahiers 1943 — 16 octobre 1943
« Je vous ai enseigné à demander humblement et à souffrir patiemment même les nécessités corporelles en demandant une gorgée pour mes lèvres. »
Maria Valtorta — Cahiers 1944 — 18 février 1944
« Jésus gémit: «J’ai soif.» Le vent lui-même le torture en lui desséchant encore davantage la bouche et en l’empêchant de respirer »
Maria Valtorta — Cahiers 1944 — 19 février 1944
« La Mère a tout partagé: soif, fouets, épines, accusations et offenses, blasphèmes, tout. Et puis, et puis… «au Calvaire… l’impossibilité de l’aider, de lui donner ne serait-ce qu’une goutte d’eau »
Maria Valtorta — Cahiers 1944 — 13 juillet 1944
« Notre Jésus est mort de soif aussi… Oh, soif divine! Cependant, alors qu’il ne pouvait presque plus parler tant il avait la gorge sèche »
Allusion précise au « J'ai soif » de Jésus en croix.
Maria Valtorta — Cahiers 1944 — 6 août 1944
« puis tu tournes les yeux vers le ciel pour prier en leur faveur car, étant unie au Christ, tu partages sa soif divine d’aimer et de sauver les âmes. »
Motif de la soif du Crucifié, transposée en soif du salut des âmes, dans un contexte explicite de croix.
Maria Valtorta — Cahiers 1944 — 11 août 1944
« Enfin, enfin, ce dont l’on ne peut parler sans en avoir le cœur encore brisé: la Mère, la mise en croix et l’agonie. Sa mort est enfin un soulagement. »
Marie au pied de la croix, crucifixion et mort de Jésus.
Maria Valtorta — Cahiers 1945-1950 — 10 août 1945
« apprends à répéter les paroles de la croix et en particulier, dans ton cas, la première et les deux dernières, unies par cette chaîne d’or qu’est la soif d’expier pour le monde. »
La « soif » présentée comme chaîne d’or entre les paroles de la croix renvoie au « J’ai soif », lu comme soif d’expiation pour le monde.
Maria Valtorta — Cahiers 1945-1950 — 10 février 1946
« 1er janvier 1923: «J’ai soif! Accorde-moi de sauver des âmes pour te les donner, et prends tout le reste »
Maria Valtorta — Cahiers 1945-1950 — 10 février 1946
« Il meurt pour nous et pardonne, il nous promet le paradis; inclinant son doux visage, il dit: «J’ai soif!», et il attend notre pitié »
Maria Valtorta — Cahiers 1945-1950 — 14 juillet 1946
« cette humble invocation expiera votre indifférence coupable à l’égard de Dieu, vos fausses piétés, les amours déréglés pour vous-mêmes, qui rendent indolents. VI. “J’ai soif.” »
Sixième parole de la croix, énoncée en titre de section à la fin du passage.
Maria Valtorta — Cahiers 1945-1950 — 14 juillet 1946
« “J’ai soif.” Soif de toi, mon Dieu. Soif de te posséder. Soif de te donner. »
La sixième parole de la croix, citée puis transposée en soif de Dieu et des âmes.
Maria Valtorta — Cahiers 1945-1950 — 3 juin 1949
« de même que sa souffrance en ce jour de sa Passion fut pour moi flagellation, coup, épine, clou, heurt, chute »
Énumération des supplices concrets du récit de la Passion (flagellation, couronne d'épines, coups, clous de la crucifixion), reportés sur la Mère.
∥ 2 passages annotés sur un parallèle de ce verset
Maria Valtorta — Carnets — 9 juin 1948
« j’ai revu les scènes atroces de la flagellation, du couronnement d’épines, du chemin de croix, de la crucifixion et de la mort »
Énumération explicite des scènes de la Passion revues au fil des mystères douloureux du rosaire (le premier mystère, l’agonie, étant excepté).
Maria Valtorta — Carnets — 5 juillet 1953
« C’est la scène du vendredi saint qui se répète exactement : trahisons, horribles blasphèmes, actes sacrilèges, tortures cruelles, haine satanique envers le Fils et sa Mère »
Rappel explicite de la scène de la Passion (trahison, blasphèmes, flagellation et outrages) dont Marie dit qu’elle se répète aujourd’hui ; chapitre donné seul, aucun verset précis n’étant visé.
29Il y avait là un vase plein de vinaigre; les soldats en remplirent une éponge, et l'ayant fixée au bout d'une tige d'hysope, ils l'approchèrent de sa bouche.
30Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: " Tout est consommé "; et baissant la tête, il rendit l'esprit.
31Or, comme c'était la Préparation, de peur que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, — car le jour de ce sabbat était très solennel, — les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés et qu'on les détachât.
32Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui.
33Mais quand ils vinrent à Jésus, le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes;
34mais un des soldats lui transperça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau.
35Et celui qui l'a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous aussi, vous croyiez.
36Car ces choses sont arrivées afin que l'Écriture fut accomplie: " Aucun de ses os ne sera rompu. "
37Et il est encore écrit ailleurs: " Ils regarderont celui qu'ils ont transpercé. "
38Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate d'enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus.
39Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, d'environ cent livres.
40Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent dans des linges, avec les aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs.
41Or, au lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne n'avait encore été mis.
42C'est là, à cause de la Préparation des Juifs, qu'ils déposèrent Jésus, parce que le sépulcre était proche.