Maria Valtorta — EMV 615.11
« l’a travaillé au ciseau et à la massette en ces heures qui vont du jeudi soir au vendredi à l’heure de none, et elles ont changé son visage. »
L’heure de none est la neuvième heure, celle de la mort de Jésus en croix.
L'œuvre de Maria Valtorta × La Sainte Bible (Crampon 1923)
Concordance Valtorta & Écriture
Chaque passage de l'œuvre de Maria Valtorta relié à l'Écriture qu'il cite, reprend ou évoque — l'extrait exact en regard du verset.
Crampon 1923
43 passages de Maria Valtorta renvoient à ce chapitre, sur 23 de ses 47 versets — 48,9 %. 322 autres l'atteignent par un parallèle synoptique, ce qui porte la couverture à 100,0 %.
1Dès le matin, sans retard, les Princes des prêtres tinrent conseil avec les Anciens et les Scribes, et tout le Sanhédrin. Et après avoir lié Jésus, ils l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
2Pilate l'interrogea: " Es-tu le roi des Juifs? " Jésus lui répondit: " Tu le dis. "
3Comme les Princes des prêtres portaient contre lui diverses accusations,
4Pilate l'interrogea de nouveau, disant: " Tu ne réponds rien? Vois de combien de choses ils t'accusent."
5Mais Jésus ne fit plus aucune réponse, de sorte que Pilate était dans l'étonnement.
6Cependant, à chaque fête de Pâque, il leur relâchait un prisonnier, celui qu'ils demandaient.
7Or, il y avait dans la prison le nommé Barabbas, avec les séditieux ses complices, pour un meurtre qu'ils avaient commis dans la sédition.
8La foule étant montée se mit à réclamer ce qu'il leur accordait toujours.
9Pilate leur répondit: " Voulez-vous que je vous délivre le roi des Juifs? "
10Car il savait que c'était par envie que les Princes des prêtres l'avaient livré.
11Mais les Pontifes excitèrent le peuple, afin d'obtenir qu'il leur relachât plutôt Barabbas.
12Pilate, reprenant la parole, leur dit: " Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs? "
13Ils crièrent de nouveau: " Crucifiez-le! "
14Pilate leur dit: " Mais quel mal a-t-il fait? " Et ils crièrent encore plus fort: " Crucifiez-le! "
15Pilate, voulant satisfaire le peuple, leur délivra Barabbas; et après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour être crucifié.
16Les soldats conduisirent Jésus dans l'intérieur de la cour, c'est-à-dire dans le prétoire, et ils convoquèrent toute la cohorte.
17Et l'ayant revêtu de pourpre, ils ceignirent sa tête d'une couronne d'épines qu'ils avaient tressée.
18Puis ils se mirent à le saluer: " Salut, roi des Juifs! "
19Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui, et, fléchissant les genoux, ils lui rendaient hommage.
20Après s'être ainsi joués de lui, ils lui ôtèrent la pourpre, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier.
21Un certain Simon, de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus, passant par là en revenant des champs, ils le réquisitionnent pour porter la croix de Jésus,
22qu'ils entraînent au lieu dit Golgotha, ce que l'on interprète: lieu du Crâne.
23Et ils lui donnaient à boire du vin mêlé de myrrhe; mais il n'en prit pas.
24L'ayant crucifié, ils se partagent ses vêtements, tirant au sort ce que chacun en prendrait.
25Il était la troisième heure lorsqu'on le crucifia.
26L'inscription indiquant la cause de sa condamnation portait: " Le roi des Juifs. "
27Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche.
28Ainsi fut accomplie cette parole de l'Ecriture: " Et il a été mis au rang des malfaiteurs. "
29Les passants l'insultaient, en branlant la tête et disant: " Ah! Toi qui détruis le temple et le rebâtis en trois jours,
30sauve-toi toi-même, et descends de la croix. "
31Les Princes des prêtres aussi, avec les Scribes, le raillaient entre eux, et disaient: " Il en a sauvé d'autres, et il ne peut se sauver lui-même.
32Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions. " Ceux même qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient.
33La sixième heure étant arrivée, les ténèbres se répandirent sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure.
34Et à la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte: " Eloï, Eloï, lama sabacthani. " Ce qui s'interprète: " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné? "
35Quelques-uns de ceux qui étaient là, l'ayant entendu, disaient: " Voyez! Il appelle Elie. "
36Et l'un d'eux courut emplir une éponge de vinaigre, et l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui donna à boire, en disant: " Laissez, voyons si Elie viendra le faire descendre. "
Maria Valtorta — EMV 615.11
« l’a travaillé au ciseau et à la massette en ces heures qui vont du jeudi soir au vendredi à l’heure de none, et elles ont changé son visage. »
L’heure de none est la neuvième heure, celle de la mort de Jésus en croix.
Maria Valtorta — EMV 620.1
« Je suis mort vendredi, à trois heures de l’après-midi. Que vous comptiez les jours par leur nom, ou que vous calculiez en nombre d’heures »
L’heure de la mort (trois heures = neuvième heure) est celle que donnent les synoptiques.
∥ 23 passages annotés sur un parallèle de ce verset
Maria Valtorta — EMV 291.4
« dans les ténèbres pour donner la lumière, dans la mort pour donner la vie, il mourra à la neuvième heure et le monde sera racheté. »
Ténèbres de la sixième à la neuvième heure et mort de Jésus à la neuvième heure.
Maria Valtorta — EMV 525.10
« Je vois qu’on élève la Victime dans la Pâque de sang et ce sang couler, ce sang qui crie plus fort que le sang d’Abel, tandis que les cieux s’ouvrent, que la terre tremble et que le soleil s’obscurcit. »
Prophétie des signes de la mort du Christ : ténèbres sur la terre et tremblement de terre.
Maria Valtorta — EMV 558.5
« des ténèbres, des secousses, le rugissement de la foudre dans le firmament ainsi que des tremblements dans les entrailles ouvertes de la terre feront croire à la fin du monde »
Annonce des prodiges de la mort en croix : ténèbres et tremblement de terre.
Maria Valtorta — EMV 609.19
« D’autres crient : « Voyons si Elie viendra le sauver ! » Ou encore : « Donnez-lui un peu de vinaigre, pour qu’il se gargarise la gorge. »
Maria Valtorta — EMV 609.20
« Il prend l’éponge plongée dans le liquide, l’enfile au bout d’un roseau fin et pourtant rigide qui est déjà préparé tout près, et il présente l’éponge au Mourant. »
L’éponge imbibée de vinaigre fixée à un roseau.
Maria Valtorta — EMV 613.14
« J’ai reçu du vinaigre et des railleries. J’ai connu les trahisons et les coups. Voilà ce que j’ai eu. Rien d’autre. »
Le vinaigre présenté à Jésus et les railleries de la foule.
Maria Valtorta — EMV 616.13
« Jésus en a fini avec les tortures, car il a tout accompli en agonisant trois heures durant, après les sévices du matin. »
Les trois heures d’agonie, de la sixième à la neuvième heure.
Maria Valtorta — EMV 627.14
« Qui a pensé à me donner une goutte pour ma gorge en feu ? Une main d’Israël ? Non. La pitié d’un païen. »
La soif en croix et la boisson tendue par le soldat païen.
Maria Valtorta — EMV 631.6
« et sa soif, le vinaigre avec le fiel, ses derniers instants d’agonie, puis son faible appel à sa Mère et les paroles de celle-ci »
Maria Valtorta — Cahiers 1944 — 3 janvier 1944
« En échange de tout le fiel et le vinaigre que vous me donnez, ô hommes qui m’offensez dans ma nature et dans mon enseignement »
Le fiel et le vinaigre offerts à Jésus renvoient précisément aux breuvages de la Passion rapportés par Matthieu.
Maria Valtorta — Cahiers 1944 — 6 janvier 1944
« par votre manque d’amour, vous me faites goûter une seconde fois au calice de Gethsémani et à l’éponge du calvaire. »
Rappel explicite de l'éponge présentée au Christ en croix.
Maria Valtorta — Cahiers 1944 — 17 janvier 1944
« Je peux dire que j’ai consommé tout le venin du monde en suçant l’éponge imprégnée de fiel et de vinaigre du Golgotha »
L'éponge de vinaigre présentée au crucifié, avec le fiel de Mt 27, 34.
Maria Valtorta — Cahiers 1944 — 18 février 1944
« Un soldat se dirige vers un vase, une sorte de mortier où se trouve le vinaigre contenant du fiel, il y plonge une éponge et l’élève sur un roseau vers le mourant »
Éponge imbibée de vinaigre présentée au bout d'un roseau.
Maria Valtorta — Cahiers 1944 — 23 juin 1944
« saisit l’éponge plongée dans le vinaigre et le fiel puis lui fait sentir ces effluves et lui humecte les tempes et les narines avec le vinaigre. »
L’éponge de vinaigre tendue à Jésus (Mt 27, 48), le fiel venant du breuvage de Mt 27, 34.
Maria Valtorta — Cahiers 1944 — 11 août 1944
« Enfin, enfin, ce dont l’on ne peut parler sans en avoir le cœur encore brisé: la Mère, la mise en croix et l’agonie. Sa mort est enfin un soulagement. »
Marie au pied de la croix, crucifixion et mort de Jésus.
Maria Valtorta — Cahiers 1945-1950 — 8 avril 1947
« A midi, il entra dans une agonie consciente. A 14 h 50, il expira doucement. »
Le signe demandé — mourir le vendredi saint « entre sexte et none » — renvoie précisément aux heures de la Passion, de la sixième à la neuvième heure, où Jésus expire.
Maria Valtorta — Cahiers 1945-1950 — Mars 1949
« Pour tous les vrais enfants de Dieu, cette volonté doit passer avant toute autre chose, qu’elle soit douce ou amère comme la coupe de gethsémani et l’éponge imbibée de vinaigre de la croix. »
Allusion à l’éponge imbibée de vinaigre tendue à Jésus en croix.
Maria Valtorta — Leçons Romains — leçon 12
« est un éternel présent; un présent qui n’a pas commencé à l’heure de none, ou dans la grotte de Béthléem »
« L’heure de none » désigne la neuvième heure, celle de la mort du Christ en croix (Mt 27, 45-50 et parallèles).
Maria Valtorta — Leçons Romains — leçon 23
« de façon analogue l’a été l’heure de none qui marque l’effusion de la dernière goutte de Sang du Fils de Dieu »
L'heure de none (neuvième heure) est celle de la mort de Jésus dans les synoptiques.
Maria Valtorta — Carnets — 9 juin 1948
« j’ai revu les scènes atroces de la flagellation, du couronnement d’épines, du chemin de croix, de la crucifixion et de la mort »
Énumération explicite des scènes de la Passion revues au fil des mystères douloureux du rosaire (le premier mystère, l’agonie, étant excepté).
Maria Valtorta — Carnets — 25 juin 1948
« Et effectivement cela a été confirmé par les signes terribles qui ont accompagné sa mort et sa résurrection. »
Renvoi aux prodiges de la mort du Christ : voile déchiré, tremblement de terre, tombeaux ouverts.
Maria Valtorta — Carnets — 31 mai 1953
« qui rappelle l’éponge imbibée de fiel et de vinaigre tendue, en guise de nouveau tourment, au divin Supplicié mourant »
Rappel explicite de l'éponge de vinaigre tendue à Jésus en croix (Mt 27, 48) ; le fiel vient de Mt 27, 34 (vin mêlé de fiel).
Maria Valtorta — Carnets — 5 juillet 1953
« C’est la scène du vendredi saint qui se répète exactement : trahisons, horribles blasphèmes, actes sacrilèges, tortures cruelles, haine satanique envers le Fils et sa Mère »
Rappel explicite de la scène de la Passion (trahison, blasphèmes, flagellation et outrages) dont Marie dit qu’elle se répète aujourd’hui ; chapitre donné seul, aucun verset précis n’étant visé.
37Mais Jésus, ayant jeté un grand cri, expira.
38Et le voile du sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas.
39Le centurion qui se tenait en face de Jésus, voyant qu'il avait expiré en jetant un tel cri, dit: " Vraiment cet homme était Fils de Dieu. "
40Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, entre autres Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques le Mineur et de Joseph, et Salomé,
41qui le suivaient déjà et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées à Jérusalem avec lui.
42Le soir étant déjà venu, comme c'était la Préparation, c'est-à-dire la veille du sabbat,
43arriva Joseph d'Arimathie: c'était un membre du grand conseil fort considéré, qui attendait, lui aussi, le royaume de Dieu. Il était allé hardiment auprès de Pilate, demander le corps de Jésus.
44Mais Pilate, surpris qu'il fût mort si tôt, fit venir le centurion, et lui demanda s'il y avait longtemps que Jésus était mort.
45Sur le rapport du centurion, il accorda le corps à Joseph.
46Alors Joseph, ayant acheté un linceul, descendit Jésus, l'enveloppa du linceul, et le déposa dans un sépulcre, taillé dans le roc; puis il roula une pierre à l'entrée du sépulcre.
47Or Marie-Madeleine, et Marie, mère de Joseph, observaient où on le déposait.